HSE TrendCatcher - Result #3 : Plus d’argent pour les formations que pour les EPI

 Les formations revêtent de plus en plus d’importance dans la politique en matière de HSE. Une évolution dont témoignent également les moyens qui leur sont alloués. Le HSE TrendCatcher révèle un glissement des budgets vers les formations sur le lieu de travail. La proportion de formations en ligne se rapproche de la «masse critique».
 

Le HSE TrendCatcher est une étude de Wolters Kluwer sur l’évolution de la sécurité, du bien-être et de la politique environnementale au travail. Cette édition a été réalisée par le bureau d’étude indépendant Verdantix en novembre 2017 auprès de près de 1 300 participants.
Formations en ligne
Les formations arrivent en tête de liste des dépenses HSE que les entreprises souhaitent augmenter en 2018. À la question « Dans quelle mesure les investissements de votre organisation changeront-ils en 2018 par rapport aux investissements de 2017 ? », 85 % des professionnels HSE ont répondu que les frais de formation augmenteraient ou resteraient au même niveau. Pas moins de 91 % des supérieurs hiérarchiques déclarent qu’un budget supérieur ou identique sera attribué à la formation des travailleurs. Seuls 2 % prévoient de le réduire.
Cela ne signifie cependant pas que des investissements similaires seront également consentis en faveur des formations en ligne.
Près d’un tiers des répondants ont déjà recours aux formations en ligne afin de sensibiliser davantage leurs collaborateurs aux risques professionnels. Cela met en avant une tendance indéniable et, avec un résultat de 30 %, nous pouvons estimer qu’une masse critique a été atteinte. Ce chiffre est cependant encore loin de celui des formations traditionnelles (74 %), des affiches (69 %), des toolbox meetings (59 %) et des fiches d’instructions de sécurité (68 %).
Seule une faible minorité de 16 % a des projets concrets en vue d’organiser des formations en ligne sur le lieu de travail, et 31 % y pensent. Plus de la moitié des répondants (54 %) n’ont encore rien fait du tout dans ce sens. Ces chiffres reflètent d’ailleurs assez bien les souhaits des collaborateurs: 47 % d’entre eux estiment en effet ne pas en avoir besoin, et 14 % à peine aimeraient suivre plus de formations en ligne s’ils en avaient la possibilité.
La situation a à peine évolué depuis l’an dernier: à l’époque, 77 % des professionnels HSE avaient répondu qu’ils ne recourraient pas à l’e-learning, tandis que 79 % des directions ne s’y intéressaient tout simplement pas. Si les formations en ligne n’étaient alors clairement pas au centre des préoccupations, elles font à présent l’objet d’un peu plus d’attention de la part des spécialistes du HSE.


Plus d’argent pour les formations que pour les équipements de protection individuelle
Ce qui frappe dans cette enquête, c’est une réaffectation des budgets au profit des formations et au détriment des EPI. Interrogés au sujet de l’évolution prévue des dépenses entre 2018 et 2017, 36 % des supérieurs hiérarchiques ont déclaré que le budget formations augmenterait, et 55 % qu’il se maintiendrait. Les dépenses en formations dépassent ainsi le poste de dépenses autrefois le plus important du budget HSE: les EPI. Cette année, 24 % des entreprises interrogées leur attribuent plus d’argent, tandis que 60 % d’entre elles conservent le même budget. Au total, 14,6 % des membres de la direction estiment que le budget réservé aux EPI est insuffisant, alors que 22,4 % des supérieurs hiérarchiques aimeraient consacrer plus d’argent aux formations.
Les montants alloués à tous les autres postes de dépenses (logiciels, consultance, informations) sont inférieurs à ceux attribués aux formations et aux EPI. Les formations sont donc le principal poste de dépenses du budget HSE.
Au total, 47 % des répondants souhaitent avoir davantage recours aux formations en ligne au sein de leur organisation, et 45 % des autres ne l’excluent pas du tout non plus. Comme le révélait déjà l’édition 2017 de cette enquête, ce sont surtout les travailleurs qui souhaitent que des formations soient organisées sur le lieu de travail (53 %).


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Publié 05-07-2018

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