Environnement

La sécurité routière effraie les travailleurs qui optent pour le vélo

Durant la semaine de la mobilité (du 16 au 22 septembre) diverses actions sont prises en Flandre pour faire chute l’utilisation de la voiture. Une nouvelle enquête du SPF Mobilité et Transport et de VIAS (le nouveau nom de l’IBSR) fournit de bonnes nouvelles : les Belges se déplacent de plus en plus en vélo ou en train pour se rendre au travail. Mais ce nombre pourrait encore augmenter si la sécurité routière s’améliorait.

Moins de circulation automobile

En ce qui concerne les trajets domicile-travail, les résultats montrent déjà une évolution positive : en 2016, 15% de travailleurs en moins ont choisi la voiture comme moyen de transport pour se rendre au travail par rapport à l’année 2010 (une baisse de 71 à 56%). Il en résulte dans le même temps une hausse de 7 à 16% de cyclistes et de 6 à 19% de voyageurs en train. Les automobilistes pratiquent également de plus en plus de covoiturage.

La sécurité routière effraie

Cependant, les automobilistes restent majoritaires en Belgique. Les travailleurs qui se rendent au travail en vélo indiquent ne pas se sentir en sécurité lorsqu’ils se déplacent et que les infrastructures peuvent être améliorées. Les utilisateurs de vélos électriques signalent qu’ils sont régulièrement confrontés à des situations dangereuses, trois fois plus que les automobilistes.

Une plus grande attention pour les cyclistes dans la circulation et des améliorations de l’infrastructure pourraient donc collaborer à baisser le nombre de voitures en Belgique.

Copenhague : la capitale du vélo 
 

Cycliste à Copenhague – Photo par Omar Yassen, Stockio

La Belgique peut s’inspirer de Copenhague, la capitale du vélo dans le monde. A Copenhague, au moins 62% des habitants vont en vélo à l’école ou au travail. De Standaard s’est rendu sur place et a constaté 5 explications :

  • L’infrastructure uniforme de Copenhague. De chaque côté de la rue, se trouve une piste cyclable de minimum 2,3 mètres de large, équipée de trottoirs qui protègent les cyclistes de la circulation automobile. De telles pistes cyclables permettent à pas moins de 5900 personnes par heure de parcourir la rue. La ville a également prévu à divers endroits des passages pour piétons et des ponts cyclables pour travers les rivières. Ce qui fait du vélo le moyen de transport le plus rapide de Copenhague.
  • Les autres moyens de circulation sont adaptés aux vélos. Tous les types de transport public sont fortement adaptés les uns aux autres. Il existe par exemple des wagons dédiés aux vélos dans les trains et les taxis sont équipés de porte-vélos.
  • A travers toute la ville des capteurs ont été installés pour mesurer le nombre de cyclistes, automobiles et piétons. De cette manière, Copenhague peut analyser comment les navetteurs utilisent l’espace disponible.
  • Une unité politique : chaque parti politique souhaite que Copenhague reste la capitale du vélo et atteindre la neutralité CO2. Il y a peu de résistance, car les chiffres démontrent irréfutablement à quelle vitesse les coûts d’investissement ont été récupérés.
  • Un manque d’espace n’est pas une excuse. Chaque ville peut créer davantage d’espace pour les cyclistes, en en accordant moins aux automobilistes. 

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Publié 19-09-2017

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