Environnement

Le vélo de société peut convaincre la moitié des travailleurs à se rendre plus régulièrement au travail à vélo.

Le nombre de travailleurs qui prend souvent le vélo pour aller travailler est en plein essor.  Ceci ressort du deuxième baromètre de mobilité concernant le trajet domicile-lieu de travail auprès des clients d’Acerta, prestataire de service RH : 40.000 employeurs du secteur privé.

Le nombre de navetteurs cyclistes a, en comparaison avec 2015, augmenté de plus de 13%.  Actuellement un travailleur sur cinq choisit déjà régulièrement - pas chaque jour - le vélo pour se rendre au travail.  Ce phénomène est surtout important dans la province d’Anvers, mais très peu en Wallonie.

Un bon nombre de travailleurs échangent la voiture (7.8 %) contre le vélo, mais seulement une petite minorité des navetteurs en bus ou en train le font.  La météo du matin détermine le choix.

Une autre grande enquête a été menée par la VAB-Agoria dans le cadre du programme « Bike of the year », en collaboration avec Janssen Pharmaceutica, sur plus de 3.500 travailleurs utilisant leur vélo pour aller au travail.

Les résultats de l’enquête sont clairs : l’avènement du vélo électrique et du speed pedelec ont considérablement augmenté le potentiel de cyclistes.  Si nous regardons la proportion de vélos électriques dans les déplacements domicile-lieu de travail, nous constatons qu’elle atteint déjà 16%. Le speed pedelec est utilisé par un plus petit groupe (2%). Il ressort également de cette enquête que ces deux groupes de cyclistes ont des besoins spécifiques.  Par exemple, le besoin d’une meilleure infrastructure cyclable.
 

Les principales conclusions de l’enquête

  • Le vélo électrique est un grand stimulant pour l’utilisation du vélo domicile-lieu de travail.
  • L’infrastructure cyclable revêt encore plus d’importance pour les cyclistes électriques
  • Les sociétés jouent elles-mêmes un rôle important pour inciter les travailleurs à faire la navette à vélo.
  • Seulement 1 cycliste sur 3 porte un casque quand il se rend au travail, contre plus de 9 sur 10 quand il s’agit d’une sortie sportive.
  • 40% des participants à l’enquête sont tombés à vélo les 2 dernières années.
  • L’aspect santé et les embouteillages sont les principales raisons pour se rendre au travail à vélo

Les entreprises jouent un rôle important pour encourager les travailleurs à utiliser le vélo.

L’enquête posait aussi la question de savoir ce que l’employeur pouvait faire pour stimuler l’utilisation du vélo. La question a été posée uniquement aux travailleurs qui se rendaient quelques fois par an au travail à vélo.

Le top 6 des mesures stimulantes :

1. Une indemnité de déplacement maximale : 85% estiment que ce serait un (très) bon stimulant
2. Des douches au travail : 73%
3. Une assistance vélo gratuite : 68%
4. Un parking à vélo correct sur le lieu de travail : 68%
5. Le vélo électrique : 59%
6.  Un vélo de société : 48%
 

Un vélo de société peut convaincre 1 sur 2 travailleurs de venir plus souvent au travail à vélo.

Si l’employeur met un vélo à la disposition du travailleur, 48% d’entre eux qui ne viennent travailler qu’une à deux fois par mois ou par an à vélo seraient convaincus de venir plus souvent à vélo.
A la question de comment l’employeur devrait mettre ce vélo à la disposition de ses travailleurs, les avis sont partagés. 30% estiment que l’employeur devrait intervenir dans une partie des frais, tandis que 25% privilégieraient la formule d’un achat groupé.
 

Le port du casque ?

La réponse concernant le port du casque est suprenante.  Les personnes interrogées portent plus souvent un casque lors d’une activité sportive que pour les déplacements domicile-lieu de travail. Seuls 36% acceptent de porter le casque pour les déplacements professionnels contre 95% en cas de sortie sportive.

Dans quelle mesure portons-nous le casque ?

 
 Souvent à  Toujours
Sorties sportives 95%
Chemin du travail36%
Balades récréatives à vélo22%
 Déplacements quotidiens (ex. courses)8%


28% des travailleurs se rendant au travail à vélo avouent que dans ce cas, ils réduiraient ou renonceraient au vélo.

Dans quelle mesure l’obligation de porter un casque influencerait-elle l’emprunt du vélo pour se rendre au travail ?

 
Aucun impact72%
Je roulerais moins à vélo16%
Je roulerais nettement moins à vélo 9%
Je renoncerais au vélo3%

 

40% des participants à l’enquête sont tombés à vélo les 2 dernières années

Cependant se rendre à vélo au travail comporte des situations à risque : 40% des participants à l’enquête sont tombés les 2 dernières années sur le chemin du travail.

Il est également surprenant que les cyclistes sur vélo électrique (46%) et speed pedelec (52%) tombent encore plus souvent alors que les cyclistes avec un vélo de ville ordinaire chutent moins (33%).  A noter aussi que les conditions météorologiques constituaient dans plus de la moitié des accidents la cause la plus importante des chutes.  Pour le speed pedelec, la mauvaise infrastructure de la voirie est dans 1 cas sur 2 la cause importante des accidents survenus.

Quelle est la cause des chutes (plusieurs réponses possibles) ?

 
 Vélo de ville ordinaire Vélo électriqueSpeed pedelec
 
Mauvaises conditions météorologiques 57% 54%41%
Mauvaise infrastructure voirie 21%32%55%
Collision avec une voiture 19%20%23%
 
Devoir soudainement dévier de la route 19% 26% 27%

 
23% des travailleurs qui tombent étaient temporairement indisponibles au travail (dont 10% plus d’une semaine).  A noter que les travailleurs qui chutent avec speed pedelec sont plus souvent indisponibles au travail pour plus d’une semaine : 23% contre ceux avec un vélo de ville ordinaire (10%) et 14 % avec un vélo électrique.

Etiez-vous indisponible au travail après une chute ?

 
 Vélo de ville ordinaire  Vélo électrique Speed pedelec
 
Non 78%74%73%
Oui, 12%12%5%
Oui, 7%11%14% 
Oui, > 1 mois  3% 3%9%


  
Vous pouvez trouver les résultats de l’enquête sur le site internet d’Agoria ainsi que des informations complémentaires sur l’avènement du vélo électrique pour le trajet domicile-lieu de travail, les distances moyennes qui sont parcourues, comment est perçu l’état de la piste cyclable vers le travail, les plus grandes contrariétés sur le chemin du travail et pourquoi les travailleurs choisissent d’aller au travail à vélo.

Les chiffres d’Acerta en matière du trajet domicile-lieu de travail sont indiqués dans l’article du journal De Standaard.
 

Publié 07-03-2017

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