Environnement

Test grandeur nature du stockage des énergies renouvelables

Des chercheurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) ont développé un dispositif de gestion et de stockage de l’énergie qui s’appuie sur une batterie de capacité industrielle et qui s’intègre à un parc solaire. Ce système permettra de tester, grandeur nature, le comportement d’un réseau électrique alimenté par des panneaux photovoltaïques.

De la taille d’un container maritime, le dispositif de stockage expérimental permettra aux chercheurs d’étudier, dans le cadre du projet «EPFL Smart Grid», des solutions inédites et de dimensions industrielles pour l’exploitation optimale des ressources renouvelables (en particulier le photovoltaïque) et leur intégration dans les réseaux électriques de distribution.
 
La spécificité de l’installation réside dans la technologie dont elle est équipée, à savoir des cellules Lithium-ion titanate hautement performantes. Ces dernières disposent d’une très longue durée de vie, avec environ 15.000 cycles de charge-décharge, contre 3.000 habituellement. Les cellules sont en outre pourvues de séparateurs en céramique, destinés à en maximiser la sécurité. Il s’agit enfin d’une solution entièrement intégrée, comprenant les modules de stockage et de conversion d’énergie ainsi que le logiciel permettant à la batterie de communiquer avec les ingénieurs de l’EPFL.

Cette unité pourra stocker jusqu’à 500 kWh, soit l’équivalent de la consommation moyenne de cinquante ménages suisses pendant une journée, tout en gérant les variations de puissance liées à l’ensoleillement. «La mise en réseau de moyens de stockage d’énergie performants est la clef de l’intégration des sources renouvelables dans notre mélange énergétique, explique Mario Paolone, directeur du Laboratoire des systèmes électriques distribués de l’EPFL. La dimension de cette installation nous permet pour la première fois de réaliser des tests grandeur nature pour la validation de nouvelles méthodes de contrôle des smart grids développées à l’EPFL.»
Les recherches liées au container dureront 23 mois et permettront d’optimiser le fonctionnement de ses différents composants, ainsi que sa gestion et son intégration dans un réseau intégré de production et de distribution d’électricité («smart grid»).

Publié 26-11-2015

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