25% des travailleurs belges consomment trop d’alcool

Un travailleur sur quatre consomme trop d’alcool. C'est ce qui ressort clairement d'une récente enquête réalisée par Securex, spécialiste des ressources humaines. 22 % des travailleurs belges déclarent boire plus de 2 à 3 verres d'alcool par jour.
Groupes à risque
Les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes à déclarer consommer de l'alcool de façon excessive (32 % contre 13 %). À Bruxelles, près d’une personne sur 3 boit trop (31 %), soit nettement plus qu’en Région flamande (22 %) ou en Région wallonne (23 %). Les dirigeants boivent souvent aussi plus que les exécutants (30 % contre 21 %). Les personnes de plus de 50 ans boivent moins : dans ce cas, seulement 14 % boivent trop par jour, contre 25 % pour les moins de 50 ans. Les travailleurs isolés ou divorcés avec de jeunes enfants constituent un groupe à risque : 39 % d'entre eux boivent trop chaque semaine (contre 23 %).
Les embarras de circulation jouent un rôle
Le problème de mobilité exerce un impact important : ceux qui trouvent le trajet domicile-travail stressant courent un risque deux fois plus élevé de consommation excessive d'alcool que ceux qui s’accommodent des embouteillages et des transports publics (35 % contre 17 %). Cette constatation s’applique aussi dans le sens inverse : celui qui boit de trop trouvera plus rapidement que son trajet domicile-travail est stressant.
Boire pour éliminer le stress ?
En 2015, ce pourcentage n'était que de 14 %. Pas moins de 24 % boivent 10 verres ou plus par semaine et dépassent ainsi la nouvelle directive étayée scientifiquement du VAD, le Centre flamand d'expertise Alcool et autres drogues. « Les travailleurs stressés boivent plus. Un verre de vin ou de porto peut réduire le stress, mais cela ne fonctionne qu'à court terme. C’est une tendance dangereuse » déclare Heidi Verlinden, HR Research Expert chez Securex.

Les travailleurs stressés déclarent plus souvent dépasser cette limite hebdomadaire de 10 verres (29 % contre 18 %). Les travailleurs qui envisagent de changer d'employeur à court terme boivent presque deux fois plus souvent (37 %) que ceux qui veulent rester chez leur employeur actuel (20 %).

Eva Praet, responsable régionale de l'équipe psychosociale Securex : « L'alcool est un stupéfiant qui n'élimine pas la cause du stress. Vous dormez mieux, mais le sommeil est moins profond. Par conséquent, vous n'êtes pas vraiment reposé mentalement ou physiquement. C’est un cercle vicieux. Il est donc important, en tant qu'employeur, d'être attentif aux comportements à risques, de sensibiliser les travailleurs aux conséquences d’un usage excessif et d'offrir de l'aide si nécessaire ».

Lors de la détection des sentiments de stress dans les organisations, il reste important d'investir dans des actions préventives durables, afin de réduire au minimum les comportements symptomatiques tels que la consommation d'alcool.

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Publié 07-01-2019

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