A bas le Blue Monday !

Le troisième lundi de janvier (Blue Monday) est connu comme le jour le plus déprimant de l'année. Cette année, il tombe le 20 janvier. Les bonnes intentions pour la nouvelle année commencent alors à s'effondrer, tandis que le compteur de stress au travail revient lentement mais sûrement dans le rouge. A quel point devrions-nous prendre au sérieux ce Blue Monday ? Et comment faire pour passer non seulement aujourd'hui, mais aussi tous les jours (ouvrables) de l'année ?

Le phénomène a été inventé en 2005 par le psychologue britannique Cliff Arnall. Il a calculé quel jour de l'année les gens se sentent le plus déprimés ou nostalgiques. La valeur scientifique de cette démarche est cependant contestée par beaucoup.

Quels éléments jouent un rôle dans son calcul ?

  • On s'attend à ce que les bonnes intentions pour la nouvelle année ne réussissent pas ou menacent d'échouer.
  • Pas de vacances en vue.
  • Le premier jour d'une semaine de travail n'est pas un événement réjouissant pour beaucoup de gens.
  • Janvier ne compte encore que des jours sombres avec un temps souvent maussade.
Le phénomène Blue Monday peut être une bonne raison pour discuter des plaintes mentales au sein d'une organisation ou d'une entreprise. Après tout, de plus en plus d'employeurs mettent le bien-être au travail et les charges psychosociales à l'ordre du jour.

 (photo: Nito - CanstockPhoto)
Absentéisme saisonnier

En automne et en hiver, les saisons les plus sombres de l'année, les employeurs sont confrontés à des taux d'absentéisme nettement plus élevés que pendant l'autre moitié de l'année. L'utilisation de techniques de pleine conscience peut rendre les employés plus résilients mentalement. Les employés mentalement forts ont plus d'énergie, sont plus enthousiastes et s'absentent moins du travail que leurs collègues mentalement plus fragiles. Ils sont également plus performants et font preuve de plus d'initiative personnelle.
La pleine conscience peut ouvrir la voie à une attitude plus détendue au travail et dans la vie. Les gestionnaires, les personnes de confiance et les conseillers en prévention peuvent créer un milieu sûr dans lequel les employés se sentent à l'aise d'exprimer leurs plaintes mentales. Une solution appropriée peut alors être recherchée en concertation avec l'employeur.
Quels sont les conseils que les spécialistes recommandent ?
  • Ne laissez pas les préoccupations ou questions professionnelles en suspens. Entrez en dialogue avec votre gestionnaire ou votre personne de confiance et affrontez les problèmes.
  • Optez pour une attitude dynamique en milieu de travail. Veillez à faire suffisamment d'exercice et à vous détendre. Prenez les escaliers, organisez une réunion en marchant avec vos collègues ou faites une pause active.
  • Planifiez des activités privées amusantes dans votre agenda (un voyage en ville, des rendez-vous avec la famille ou les amis, des courtes vacances...) afin que vous ayez déjà des perspectives pour les mois à venir. Cela donne à votre motivation un élan supplémentaire.
  • Le mauvais temps et les jours sombres ne sont pas nécessairement déprimants. Au contraire, il peut être très amusant dans ces conditions de faire une marche rapide pour se ressourcer et revenir avec la tête fraîche.
  • Veilliez à vous amuser au travail et parlez lors des pauses avec vos collègues à propos du dernier week-end, des vacances de Noël, de la fête annuelle du personnel...
  • Soyez créatifs ou apprenez quelque chose de nouveau pour faire fonctionner votre cerveau. Concentrez vos pensées sur les nouvelles choses au lieu de vous attarder sur le passé.
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Publié 16-01-2020

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