Cinq mythes et préjugés bien ancrés à propos de la vaccination contre la grippe

La grippe est une maladie très contagieuse qui affecte notamment les voies respiratoires. En général, on en guérit spontanément après quelques jours ; elle peut toutefois avoir de graves conséquences chez certains. Le risque de contamination sur le lieu de travail est particulièrement élevé : toux et éternuements accélèrent la propagation du virus entre collègues. Pourtant, les mythes et les préjugés concernant la vaccination ont la vie dure...

L’automne et l’hiver signent le grand retour de la grippe. Une bonne hygiène ne suffit pas toujours à tenir le virus à distance. En vous proposant la vaccination, votre entreprise vous offre une arme supplémentaire pour lutter contre le virus de la grippe. Un taux de vaccination de 80 % minimum est toutefois nécessaire pour éviter que la grippe puisse se propager facilement.
Pourtant, les personnes qui refusent de se faire vacciner ou de faire vacciner leurs enfants sont de plus en plus nombreuses. Entre convictions religieuses, arguments bancals et préjugés bien ancrés, les motifs invoqués sont extrêmement variés. 34 % des Belges pensent que les vaccins affaiblissent le système immunitaire. 53 % sont convaincus que la vaccination a des effets secondaires négatifs — le hoax le plus tenace affirme même que les vaccins seraient responsables de l’autisme. Ces chiffres sont issus des résultats de l’Eurobaromètre sur les opinions des Européens à l’égard de la vaccination, publié au printemps 2019.
Ces mythes sont dangereux, car ils sont responsables de la baisse du taux de vaccination. Les personnes qui refusent la vaccination ne sont pas les seules à s’exposer au risque ; lorsque le seuil de vaccination n’est pas atteint, c’est en effet l’ensemble de la population qui est plus vulnérable face à la maladie.

Idées reçues

Voici les cinq mythes et préjugés les plus répandus :
Le vaccin contre la grippe contient énormément de produits chimiques.

Il est totalement fantaisiste de penser que les vaccins contiennent du mercure ou du liquide de refroidissement. Un vaccin peut tout au plus contenir des substances de la famille éloignée de ces produits, mais sans aucun de leurs effets nocifs. Les vaccins contiennent aussi une petite fraction de formaldéhyde, une substance que notre corps produit naturellement et qui n’est toxique qu’en grande quantité.
On peut contracter la grippe même en ayant été vacciné.
C’est exact. Le vaccin ne garantit pas une immunité totale contre le virus. De plus, l’organisme a besoin de deux semaines pour développer suffisamment d’anticorps pour vous protéger. La composition des vaccins est redéfinie chaque année pour s’adapter aux principales souches virales en circulation. Le vaccin ne vous empêchera donc pas de tomber malade si vous êtes contaminé par une autre souche. Si ça devait être votre cas, vous seriez tout de même moins gravement atteint qu’une personne non vaccinée. Soulignons aussi que la vaccination a pour but de protéger la personne vaccinée, mais aussi un nombre suffisant d’individus pour éviter une propagation à grande échelle de la maladie.
Les vaccins ne sont pas 100 % sûrs ni efficaces.
S’ils présentent parfois des effets secondaires, les vaccins sont extrêmement fiables. Certaines maladies sont elles-mêmes dangereuses, et se faire vacciner reste dans tous les cas plus efficace que le contraire.
Les vaccins, comme les médicaments, ne sont pas toujours exempts d’effets secondaires. Les vaccins sont toutefois rigoureusement testés et n’entraînent généralement que de légers inconforts, comme une rougeur passagère ou une douleur localisée. Les risques liés à la vaccination sont proportionnellement bien moins graves que les risques liés à la maladie elle-même. Avant qu’un vaccin soit utilisé à grande échelle, les risques d’effets secondaires sont toujours soigneusement évalués en regard des risques liés à la gravité de la maladie, à ses possibles complications et éventuellement au risque de mortalité.
Les effets secondaires sont plus graves que la maladie contre laquelle on se fait vacciner.

Une vaccination peut entraîner quelques effets secondaires, par exemple une légère fièvre ou des douleurs musculaires. Si ces effets sont incommodants, ils ne sont rien comparés aux symptômes de la maladie même. Les détracteurs de la vaccination vont parfois jusqu’à affirmer que les vaccins sont responsables de l’autisme. Cette crainte trouve son origine dans une étude menée à la fin des années 1990. Il a depuis été démontré que l’étude reposait sur de fausses informations et l’allégation a vite été reléguée au rang de mythe. D’autres études scientifiques ont tenté par la suite d’établir ce lien sans réussir toutefois à trouver le moindre début de preuve.
Une bonne hygiène est une protection suffisante contre la maladie ; les vaccins sont donc inutiles.

Les maladies contre lesquelles nous nous faisons vacciner reviendraient en force en cas d’interruption du programme de vaccination. Une bonne hygiène — se laver régulièrement les mains, utiliser de l’eau potable — vous permettra peut-être d’être moins vite contaminé, mais la propagation de nombreuses maladies reste totalement indépendante de votre hygiène personnelle. Si plus personne ne se faisait vacciner, des maladies quasiment disparues, comme la polio ou la rougeole, ne tarderaient pas à refaire leur apparition.
Conclusion

La grippe peut avoir de graves conséquences tant pour le travailleur malade que pour l’entreprise qui l’emploie. Mieux vaut donc prévenir que guérir. En organisant une campagne de vaccination au sein de votre entreprise, vous éviterez à vos collaborateurs le risque d’être cloués au lit plusieurs jours cet hiver !
Grippe : vacciner ou pas ?
Vous préparez-vous déjà à une campagne de vaccination contre la grippe ?

Publié 24-10-2019

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