Sécurité

Commission des Affaires sociales : une re-integration uniforme pour les malades de longue durée

Une loi-programme a, fin de l'année dernière, jeté les base pour la réintégration obligatoire des ayants-droit en incapacité de travail. Il s'agit d'améliorer leurs capacités résiduelles grâce à un plan de réintégration spécifique.

Ce plan doit être préparé au moins 3 mois après le début de la période d'incapacité primaire. Le médecin du travail joue un rôle-clé sur le plan de l’évaluation de la capacité du travailleur à reprendre le travail et ce en concertation avec le médecin traitant.

Le médecin du travail ne joue pas toujours un rôle central

Mais «le conseiller en prévention ou le médecin du travail ne peut pas toujours jouer un rôle central» affirme la ministre des Affaires sociales Maggie De Block (Open VLD) à la Commission des Affaires sociales. «Si un travailleur n’a plus de contrat de travail, plus aucun conseiller en prévention ou médecin du travail n’est disponible pour lui.» C'est aussi le cas pour les indépendants et les chômeurs, le gouvernement a l’intention d’instaurer des trajets analogues de réinsertion pour ces catégories.

Un retour chez l’ancien employeur ne sera pas possible pour tous les travailleurs en incapacité de travail. Le travailleur confronté à cette impossibilité devra se mettre en quête d’un autre employeur ou d’un autre secteur.  À cette fin, selon la ministre, il devra plutôt s’adresser à un médecin conseil de sa mutuelle.

Il s'agit de personnes qui disposent encore d’une capacité résiduelle. Selon la ministre, des études ont démontré que ces personnes affichent une énorme volonté d’exercer une activité. «Plutôt que de recourir à des sanctions, que je n’exclus pas en cas de refus manifeste du travailleur, j’entends développer une approche positive» déclare la ministre.

Les employeurs hésitent

De Block confirme que les employeurs hésitent à faire retravailler une personne à temps partiel qui a l’autorisation du médecin conseil. La ministre croit tout de même à l'échange de bonnes pratiques et ce davantage qu'à la sanction. «Les spécialistes de la réintégration du marché de l’emploi peuvent jouer en l’espèce un rôle utile» clarifie la ministre. «L’INAMI veut d’ailleurs encourager la formation et le recours au disability case management (gestion de cas d’invalidité). Il reste sur ce plan des capacités inutilisées.»

Lors de la rédaction du nouveau contrat d’administration de l’INAMI, les stimulants les plus efficaces pour inciter les employeurs à adopter une attitude positive constitueront un point d'attention. En Flandre par exemple, une prime récompense l’employeur qui recrute une personne handicapée.
 

Publié 12-05-2015

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