Sécurité

De plus en plus de travailleurs souffrent de fatigue mentale aiguë

Le baromètre trisannuel de faisabilité du (mesure 2016) de la Fondation SERV Innovation et Travail montre qu'un salarié flamand ou un entrepreneur indépendant sur dix souffre de problèmes de fatigue mentale aiguë qui peuvent entraîner un épuisement professionnel et donc une longue absence au travail. Ces chiffres ont augmenté ces dernières années.

Facteurs de risques

Plus précisément, cela concerne 12% des salariés flamands et 11% des entrepreneurs indépendants. Ils sont présents au travail, mais ne sont plus performants à 100%.

La pression de travail élevée est le facteur de risque le plus important et garantit que les risques de développer des symptômes de fatigue mentale augmentent en moyenne de 6 fois. En cas de stress émotionnel ou de relation problématique vis-à-vis du manager immédiat, les risques de plaintes doublent. Une variété de travail inadéquate, un manque d'autonomie ou des conditions de travail contraignantes sont également des facteurs négatifs. Par conséquent, ces travailleurs sont plus souvent malades, davantage susceptibles de changer d'emploi et craignent de ne pas pouvoir continuer à travailler jusqu'à leur retraite.

Pour les entrepreneurs indépendants, une pénurie de compétences en ce qui concerne le management et la gestion de l'entreprise ou de l'organisation est un facteur de risque important.
Les plaintes se produisent dans tous les groupes d'âge, mais augmentent avec l'âge. Les 30 ans sont 10%. Chez les personnes âgées de 50 ans et plus, 13% souffrent de fatigue psychologique. Il n'y a pas de différences notables entre les hommes et les femmes.

Secteurs et groupes de métiers

Il est frappant de constater que le risque de problèmes soit sensiblement plus grand dans certains secteurs et groupes professionnels.

Les travailleurs ayant des problèmes de fatigue mentale aiguë sont plus fréquents dans les groupes professionnels tels que le personnel enseignant, les travailleurs peu qualifiés et les cadres (moyens).

Le personnel enseignant (14,3%) court le plus grand risque d'être touché. Suivent de près les travailleurs peu qualifiés (14,2%) et les cadres (moyens) (14%). C’est chez les travailleurs qualifiés ou les techniciens que le pourcentage est le plus faible (10,2%).

Les secteurs à risque sont principalement le secteur des postes et télécommunications, le secteur des services aux entreprises et le secteur financier.

Pour les travailleurs indépendants, la proportion de plaintes est plus élevée si une réduction des commandes ou une rupture de contrat est prévue à l'avenir.

Prévention

La fondation SERV insiste sur le fait qu'une politique de prévention du stress au travail et de réintégration pour les travailleurs, les employeurs et les entrepreneurs indépendants peut faire la différence et limiter le risque d'absence due au burn-out. Une vigilance accrue par rapport à une charge trop élevée (charge de travail élevée et charge émotionnelle) est importante à cet égard. Une attention suffisante doit également être accordée au rôle de soutien de la ligne hiérarchique.


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Publié 26-03-2018

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