Sécurité

L’université d’Hasselt conçoit une appli avec laquelle les usagers faibles peuvent signaler eux-mêmes un accident

Seule une minorité des accidents de la circulation impliquant des usagers faibles est déclarée à la police. L’UHasselt « SafeVRU » a dès lors créé une appli qui leur permet de signaler eux-mêmes un accident.

 

Seule une minorité des accidents de la circulation impliquant des usagers faibles est déclarée à la police. L’UHasselt «SafeVRU» a dès lors créé une appli qui leur permet de signaler eux-mêmes un accident.
Les chercheurs de l’institut IMOB (Institut de la Mobilité) de l’UHasselt souhaitent identifier de manière plus claire les causes des accidents touchant les usagers faibles. C’est pourquoi ils recherchent des personnes prêtes à enregistrer leur accident ou presque-accident dans un système de questionnaire numérique élaboré dans le cadre du projet européen InDeV («In-depth Understanding of Accident Causation for Vulnerable Road Users» – Analyse en profondeur des causes d’accidents impliquant des usagers faibles).

Seule une petite partie des accidents ou presque-accidents impliquant des piétons, des cyclistes ou des motocyclistes est enregistrée par la police. «Ainsi, cinq pour cent seulement des accidents impliquant des cyclistes font l’objet d’un constat officiel», relève la doctorante Tanja Kidholm Osmann Madsen. La scientifique est rattachée à l’université d’Aalborg (Danemark), mais est actuellement en résidence à l’Uhasselt pour les besoins du projet InDeV. «Il nous manque des informations importantes pour améliorer la sécurité des usagers faibles.» C’est pourquoi les chercheurs tentent d’identifier les lieux et les circonstances de ces (presque-)accidents.
Le système de questionnaire mis au point par l’IMOB se compose d’une page Web et d’une appli Android («SafeVRU»). Pour l’instant, il est testé par des usagers faibles en Belgique, au Danemark, en Espagne et en Suède. «En fonction de leurs préférences, les participants peuvent se rendre sur la page Web ou utiliser l’appli pour enregistrer un accident dans une base de données centrale.»

Questionnaire

Pour participer à l’étude, il suffit de télécharger l’appli SafeVRU ou de s’inscrire en ligne. «Une fois par mois, les participants reçoivent par téléphone ou par e-mail un message contenant un lien vers un questionnaire où ils sont invités à fournir des renseignements sur le lieu, la date et l’heure de l’accident, sur ses circonstances exactes et sur les personnes impliquées», révèle Tanja Kidholm Osmann Madsen.
Lors d’une prochaine phase, l’IMOB ajoutera une fonction permettant de détecter et d’enregistrer automatiquement un accident à l’aide du capteur de mouvements du smartphone.
Si vous souhaitez de plus amples informations au sujet du projet ou désirez y participer, rendez-vous sur le site web d’InDeV.
 
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Publié 22-11-2016

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