Sécurité

L’utilisation de robots au travail

Les robots représentent l’avenir. Grâce à eux, certaines tâches disparaissent et d’autres sont créées, ce qui a bien entendu des conséquences pour l’homme sur le lieu de travail. Certains voient leur travail devenir plus monotone mais aussi moins sain. Une période chargée pour le département RH, donc.

Francel Vos, Managing Consultant chez Berenschot, s’est penchée sur le thème de la robotisation. Selon elle, dans les prochaines années, les robots vont influencer fondamentalement la nature et l’organisation du travail. Les départements RH se voient donc investis d’une mission claire – mais à l’heure actuelle, ils ne se penchent toujours pas sur la question. Francel Vos affirme ainsi que de nombreux managers RH sont confrontés à ce problème. Souvent, ils passent seulement à l’action une fois que la robotisation requiert la création de nouvelles fonctions. C’est là une approche réactive alors que nous devrions évoluer vers une approche préventive.

Que signifie la robotisation pour le travailleur ?

Selon Francel Vos, nous allons évoluer vers un travail plus monotone mais aussi moins sain. De nombreuses fonctions seront assumées par les robots. Alors qu’un travail comportait avant 12 tâches différentes par exemple, le robot en assumera 10 à l’avenir. Le reste se limitera à un nombre de tâches restreint en début ou en fin de chaîne de production. Le bras robotisé s’acquittera du travail et l’homme devra se charger de l’approvisionner ou de le régler. Le travail deviendra moins passionnant et plus monotone en termes de charge, donc moins sain. Mais Francel Vos relève aussi les aspects positifs de l’usage de robots au travail. Certains travailleurs les fabriqueront et les entretiendront, ce qui peut tout de même être très intéressant. D’autres collaboreront avec les robots et devront pour ce faire acquérir une masse de nouvelles connaissances – ce qui, en soit, peut aussi s’avérer intéressant.

Quid de la structure organisationnelle ?

Les robots n’ont pas besoin de dormir, avance madame Vos. Un argument qui ne manquera pas de soulever certaines questions pour le département RH : comment élaborer la grille horaire ? Que pense l’organisation d’une disponibilité 24h sur 24, 7 jours sur 7 ? Et ainsi de suite. Les travailleurs doivent-ils être disponibles en permanence parce que les robots le sont ? Mais le questionnement organisationnel ne s’arrête pas là. Par exemple, faut-il rémunérer les travailleurs différemment parce qu’ils exécutent d’autres tâches moins intéressantes ?

Comment pouvons-nous recourir aux robots pour maintenir les gens plus longtemps au travail ?

L’introduction de robots au travail présente un avantage majeur : ils peuvent aider les gens à rester plus longtemps actifs professionnellement, notamment en se chargeant des tâches sales, dangereuses ou lourdes. Cela dit, en 2016, ce n’est pas vraiment utile pour un ouvrier de la construction sexagénaire. Ce dernier a déjà enduré de trop lourdes contraintes pendant sa carrière. Mais la jeune génération, elle, peut en tirer avantage. Par ailleurs, cela offre aussi des perspectives pour les personnes souffrant d’un handicap. Les travailleurs limités physiquement pourront à l’avenir bénéficier de toute une série d’aides techniques. Il en ira d’ailleurs de même pour les personnes atteintes d’un handicap cognitif car la technologie peut simplifier le travail.

Publié 08-06-2016

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