Sécurité

Le Flamand est moins heureux au travail

Le Flamand est aussi heureux que l’an dernier, mais son travail lui pèse davantage. Un nombre plus élevé de personnes se disent aujourd’hui insatisfaites à ce niveau ou se plaignent de problèmes psychologiques liés à leur emploi. Voilà ce qu’indique le cinquième baromètre du bonheur de la mutualité chrétienne (MC). Pour la MC, il s’agit là du signal que le Gouvernement et les employeurs doivent faire de la faisabilité du travail pour tous une priorité. «Sinon nous fonçons droit vers une paralysie collective», selon Marc Justaert, président de la MC.

Il ressort de la cinquième édition du baromètre du bonheur annuel de la MC que le niveau de bonheur global du Flamand en 2014 est resté stable par rapport à l’an dernier. Que ce soit dans sa vie privée ou en société, le Flamand ne ressent aucune différence notable par rapport à l’an dernier. En revanche, sa situation au travail s’est dégradée. Alors que l’an dernier, 14 pour cent des Flamands se disaient insatisfaits de leur travail, ils sont 18 pour cent à le dire en 2014, soit une augmentation de plus d’un quart. La motivation et l’enthousiasme pour le travail sont en baisse, tandis que les problèmes psychologiques liés au travail sont en en augmentation.

Les causes ne sont pas à rechercher dans d’éventuels problèmes avec des collègues ou supérieurs. L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est lui aussi resté stable. Le Flamand trouve néanmoins son travail moins intéressant et plus contraignant, il se sent moins à sa place dans l’organisation, il a plus peur de perdre son emploi ou des commandes et il voit moins d’opportunités sur le marché (de l’emploi).
Charge de travail en augmentation
«Cela fait plusieurs années que nous mettons en garde - et nous ne sommes pas les seuls - contre l’augmentation de la charge de travail et cette évolution se fait à présent sentir dans notre baromètre du bonheur. Nous fonçons droit vers une paralysie collective du lieu de travail. Garantir la faisabilité du travail, tant pour les travailleurs salariés et les fonctionnaires que pour les travailleurs indépendants, est le message que le Gouvernement et les employeurs devraient en retirer», explique Marc Justaert, président de la MC. «C’est essentiel, surtout dans le cadre de l’allongement de la carrière que le Gouvernement fédéral entend réaliser. Sinon, on assistera tout simplement à un glissement de la pension vers l’incapacité de travail.»

Les représentants des travailleurs et l’employeur pourraient, chaque année, se pencher sur la capacité de travail des collaborateurs et les conditions de travail dans l’organisation et améliorer ainsi la faisabilité du travail pour tous les travailleurs. Les employeurs devraient s’engager à mettre sur pied une politique de carrière instructive, valorisante et qui tienne compte de l’âge. Le président de la MC attire l’attention sur le fait que les employeurs peuvent pour cela faire appel à des organisations spécialisées. «Nous voyons cela comme un win-win pour les collaborateurs et leur employeur: un environnement de travail équilibré et enrichissant conduit à une vie plus heureuse et à de meilleurs résultats», conclut Marc Justaert.
Les travailleurs en incapacité de travail sont les moins heureux
Le plus heureux sont les membres de la direction, les titulaires de professions libérales et les pensionnés. Les moins heureux sont les personnes qui ne peuvent pas travailler en raison d’une maladie, les personnes sans emploi et les étudiants. Les travailleurs salariés, les fonctionnaires ainsi que les femmes et hommes au foyer se situent entre les deux. «Il y a différentes explications à l’impact de la situation de travail. Tout d’abord, le sentiment de contrôler sa vie a une influence décisive sur le sentiment de bonheur. Il n’y a dès lors rien de surprenant à ce que les membres de la direction, les titulaires de professions libérales et les pensionnés soient les plus heureux. L’inverse s’applique aux personnes en incapacité de travail ou sans emploi qui se trouvent dans une situation qu’elles n’ont pas choisie», commente Marc Justaert.

Il attire également l’attention sur le lien qui existe avec la santé: dans le groupes des personnes qui ne travaillent pas parce qu’elles sont malades ou parce qu’elles ne trouvent pas de travail, les problèmes de santé sont plus fréquents, ce qui a une incidence sur le sentiment de bonheur. Enfin, la MC renvoie également à la situation de revenus: les personnes qui doivent vivre d’une allocation ont un revenu moindre, tandis que le sentiment de bonheur augmente de manière significative jusqu’à un revenu de 2 000 euros.

Vous trouverez de plus amples informations, et notamment les graphiques, sur le site web de la Mutualité Chrétienne (MC).

Publié 02-12-2014

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