Sécurité

Le nombre d’accidents du travail graves n’a pas baissé en 2016

Les chiffres de Fedris, l’Agence fédérale des risques professionnels, montrent que le nombre d’accidents du travail augmente. Le problème réside principalement dans les accidents du travail graves, dont le nombre n’a pas été réduit. Ainsi, l’année dernière 66 personnes sont décédées au travail.

En 2016, les assureurs ont enregistré 119.882 accidents du travail sur le lieu de travail. Il s’agit d’une augmentation de 3%. 22.347 accidents ont également eu lieu sur le chemin du travail. Le fait que de plus en plus de personnes travaillent peut expliquer partiellement l’augmentation du nombre de dossiers traités.

Les accidents du travail graves augmentent

Contrairement au nombre d’accidents légers, celui des accidents de travail graves n’a pas baissé. Par rapport à 1985, il y a même eu une augmentation de 10% avec incapacité permanente (11.862 accidents).

Moins d’accidents mortels

Le nombre d’accidents du travail mortels a diminué. Néanmoins, 66 travailleurs ont encore perdu la vie au travail l’année dernière. En outre, 42 décès ont eu lieu sur le chemin du travail.

Le secteur de la construction est le plus dangereux

Les chiffres montrent que le secteur de la construction est celui qui a connu le plus d’accidents. C’est également dans ce secteur et chez les conducteurs de camions que les accidents les plus graves et les plus meurtriers ont été enregistrés.

Selon Herman Fonck, chef du Service Entreprise à la CSC, les gens travaillent souvent dans des conditions dangereuses. Les travailleurs sans casques et les travailleurs sur toiture sans sécurité sont monnaie courante. Les travailleurs sont parfois difficiles à convaincre d’utiliser des EPI ou ne réalisent pas toujours les risques auxquels ils sont confrontés parce qu’ils n’ont pas suffisamment d’expérience ou n’ont pas reçu de formation adéquate. Sur les chantiers, le travail se fait plus souvent de façon isolée, et donc sans contrôle ni accompagnement.

Jeroen Boone, délégué chez ABVV, note que la présence de nombreux sous-traitants sur un chantier rend la communication difficile, et ce n’est pas propice à la sécurité. Le fait que différentes langues soient parlées ne rend pas les choses faciles.

« Si des délais doivent être respectés, les mesures de sécurité arrivent parfois en seconde position », témoigne un travailleur anonyme.

Enfin, les statistiques montrent que les jeunes travailleurs et intérimaires avec peu d’expérience sont souvent les victimes d’accidents. Par contre, les accidents mortels ou les accidents avec incapacité permanente arrivent plus souvent chez les travailleurs âgés, peut-être parce qu’ils se rétablissent moins rapidement.

Publié 06-12-2017

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