Sécurité

Les entreprises doivent davantage encadrer les travailleuses qui ont (eu) un cancer du sein

Les travailleuses chez qui un cancer du sein a été diagnostiqué ne sont pas suffisamment encadrées par leur employeur. C’est ce que révèlent deux études réalisées à la demande de Pink Ribbon, une organisation qui se consacre à la lutte contre le cancer du sein. L’organisation vient donc de lancer la campagne Pink Monday afin d’inciter les entreprises à mieux soutenir les travailleuses concernées.

Les études montrent donc que les travailleuses chez qui un cancer du sein a été diagnostiqué ne sont pas suffisamment encadrées par leur employeur. «La plupart des employeurs sont en effet insuffisamment informés pour aborder l’impact de la maladie sur le travail avec les personnes qui ont ou ont eu un cancer du sein. Ils ne sont donc pas en mesure de leur offrir un soutien suffisant. C’est surtout la réintégration au travail de ces personnes qui laisse à désirer», selon les études. Il apparaît aussi que «plus d’informations et un dialogue ouvert entre patientes, collègues, cadres, services du personnel et médecins du travail au sujet des diverses possibilités lors de la reprise du travail peuvent être d’un grand secours».

C’est pourquoi Pink Ribbon lance la campagne Pink Monday, avec le soutien de l’INAMI et de la FEB, afin d’inciter les entreprises à améliorer leurs pratiques. Un guide pratique, cofinancé par l’INAMI, aidera dorénavant les travailleuses et les employeurs, et éventuellement les départements RH, au moment du diagnostic et au cours du traitement, mais aussi lors de la reprise du travail. La Fédération des entreprises de Belgique présentera en outre une charte éthique à ses 50.000 membres. Cette charte a été élaborée en collaboration avec Pink Ribbon et vise une nette amélioration des usages dans les entreprises, en insistant sur le retour au travail des personnes qui ont (eu) un cancer du sein. Le guide pratique et la charte éthique sont disponibles sur le site internet de Pink Monday.

La campagne de sensibilisation est destinée aux employeurs, aux (ex-)patientes et à leurs collègues, aux professionnels des soins et à la famille des personnes atteintes du cancer du sein. Les études révèlent que des informations et une communication transparente entre la patiente, ses collègues et son employeur pourraient nettement améliorer les choses. Cependant, presque 1 collègue sur 4 déclare que les personnes qui ont (eu) un cancer du sein ne sont pas suffisamment accompagnées et encadrées lors de leur retour au travail. En outre, elles sont confrontées à un manque de flexibilité de l’employeur. La moitié des personnes interrogées pensent que la reprise du travail par les personnes qui ont (eu) un cancer du sein est trop brutale.

Toutes les informations au sujet de la campagne se trouvent aussi sur le site internet de Pink Ribbon
 

Publié 26-10-2016

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