Les médecins du travail pourront délivrer d’ici peu des certificats de quarantaine

Le suivi des contacts est le principal outil de lutte contre la propagation du coronavirus et le lieu de travail est responsable d’une part importante des contaminations. Ces deux facteurs ont justifié un élargissement du rôle des médecins du travail en cette période de pandémie.
 
Dans un précédent article, nous indiquions que les partenaires sociaux du Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail avaient insisté sur l’assignation d’un rôle clair de coordination aux médecins du travail dans le suivi des contacts et la gestion de l’épidémie en entreprises. Un souhait enfin concrétisé au terme de plusieurs mois de concertation puisque les médecins du travail auront eux aussi accès d’ici peu à la plateforme eHealth et que les lignes directrices de Sciensano intégreront leur rôle dans le suivi des contacts.

- En cas d’infection d’un collaborateur, le médecin du travail peut répertorier les contacts à risque dans l’entreprise et déterminer le niveau du risque (élevé ou faible) en toute indépendance, sur la base des dernières procédures édictées par Sciensano et des mesures prises par l’employeur.

- Le médecin du travail peut établir un certificat de quarantaine pour les contacts à haut risque, via une application web, et décider d’exécuter un test COVID-19 dans le cadre de la lutte contre les clusters. Dans l’état actuel des choses, il s’agira d’un test PCR qui sera analysé dans un laboratoire. Le médecin du travail pourra consulter le résultat du test sur www.masante.be ou sur l’application Coronalert. Il en va de même pour la personne testée.

- L’application en ligne permet aussi au médecin du travail de consulter les résultats des tests effectués au cours des quatorze jours qui précèdent pour l’ensemble de l’entreprise. Le médecin du travail pourra ainsi formuler des recommandations à l’intention de l’employeur lorsque les mesures adoptées par celui-ci pour freiner la transmission du virus présentent des lacunes et ce, afin d’éviter ou de maîtriser toute (nouvelle) épidémie.

La procédure de suivi pour les médecins du travail est précisée sur le site corona-tracking.info.

Attention : cette convention n’est pas encore officiellement entrée en vigueur. Le SPF ne communiquera les directives officielles qu’une fois la plateforme eHealth adaptée. Ce n’est toutefois qu’une question de jours ou de semaines. Le gouvernement fédéral a commandé 1,5 million de tests antigéniques ; les autorités flamandes en ont quant à elles commandé 4 millions. Les deux instances ont déjà consulté les médecins du travail via Co-Prev pour s’informer du nombre de tests requis.


Auteur: Edelhart Kempeneers

Publié 30-10-2020

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