Sécurité

Qu’est-ce qu’un métier lourd ? Quatre critères servent à le définir

Les personnes qui exercent un métier lourd peuvent bénéficier de compensations, par exemple un départ anticipé à la retraite. Au terme d’une longue concertation, les partenaires sociaux ont formulé quatre critères pour distinguer quels sont les métiers lourds. Mais aucune liste officielle les répertoriant ne sera établie. Voici les quatre critères qui déterminent si un métier est considéré comme lourd.

Octroyer sans distinction des droits supplémentaires en matière de retraite à certains groupes professionnels spécifiques n’est pas tenable financièrement et s’avère en outre superflu. Le gouvernement estime que ce sont les conditions de travail (individuelles) qui déterminent si la catégorie professionnelle ou le travail impose une charge supérieure à la moyenne. Ce n’est que lorsque le métier répond à l’un des quatre critères qu’il peut être qualifié de lourd.

1. Les métiers pénibles physiquement

En font partie les professions :
  • impliquant un travail physique lourd ou contraignant pour le dos ;
  • nécessitant un travail dans des conditions de chaleur ou de froid extrêmes ;
  • se déroulant principalement à l’extérieur : sous la pluie ou la canicule, en période de gel.
Quelques exemples : ouvrier de la construction, terrassier, ouvrier en charge des espaces verts.

2. Les fonctions qui entraînent une lourde charge mentale

Les fonctions impliquant une lourde charge mentale entraînent un épuisement émotionnel et peuvent entraîner un burn-out ou l’absence pour maladie. Ce critère prête toutefois le flanc à la discussion car la charge mentale est difficilement mesurable. C’est pourquoi certains intervenants souhaiteraient le voir disparaître de la liste.

Quelques exemples : pilote, aide-soignant, enseignant, journaliste.

3. Le travail à risque

Sont classés dans cette catégorie les métiers impliquant un risque pour la santé, comme une exposition prolongée à des substances dangereuses. En font également partie les professions impliquant une probabilité élevée d’accident de travail (grave). Les syndicats préfèrent subdiviser cette catégorie en huit sous-catégories :
  • les travaux en hauteur ;
  • les travaux souterrains ;
  • les travaux en immersion ;
  • le travail dans les transports publics ;
  • les travaux à la flamme ;
  • les travaux impliquant des risques nationaux (par exemple les travaux dans un environnement nucléaire) ;
  • le travail isolé ;
  • les travaux requérant une grande vigilance.
Quelques exemples : agent de police, militaire, pompier, opérateur en hauteur, chauffeur.

4. Les métiers associés à une organisation contraignante du travail

Il s’agit des professions dans lesquelles on travaille en équipes, impliquant un travail de nuit ou des horaires très irréguliers.

Quelques exemples : opérateur de ligne de production, boulanger, steward, personnel de l’horeca.

Publié 29-01-2018

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