Sécurité

Réintégration : les médecins du travail sont découragés

Le gouvernement fédéral s’est fortement impliqué dans les trajets de réintégration afin de remettre autant que possible les malades de longue durée au travail. Lors de ces trajets, le médecin veille à une adaptation du travail, à la proposition d’un emploi alternatif ou à la diminution des heures de travail pour s'assurer que le malade de longue durée puisse retourner au travail.

Trajet de réintégration

Dans un premier temps, le médecin du travail cherche un moyen d'adapter le travail actuel aux possibilités du malade de longue durée. Cependant, dans 71% des cas, cette trajectoire entraîne une incapacité permanente de travail. Par la suite, le trajet est pris en charge par l'assurance maladie, et le médecin contrôle recherche alors des emplois alternatifs. Le VDAB peut alors être également impliqué.

Des moyens insuffisants par rapport au nombre de trajets

Le problème qui se pose désormais est que les médecins contrôle des mutualités ne peuvent plus travailler correctement. Il y a trop peu de médecins, un soutien administratif insuffisant, des problèmes informatiques et des inscriptions incessantes. Les médecins ont alors soumis un manifeste conjoint à la ministre de la Santé, Maggie De Block.

Les médecins eux-mêmes plus en mesure de travailler

De nombreuses demandes ne peuvent donc pas être traitées ou vont prendre beaucoup de temps. Auparavant, les médecins avaient l'habitude de voir leur patient après quelques semaines, maintenant il faut compter six à huit mois pour un premier rendez-vous. Ce qui est contre-productif en termes de réintégration. Mais ce n'est certainement pas le seul problème, de plus en plus de médecins sont eux-mêmes à la maison pour cause de maladie ou menacent d'abandonner. A la Mutualité Chrétienne, un médecin sur cinq n’est en effet plus en mesure de travailler.


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Publié 12-12-2017

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