Sécurité

Risque plus élevé de cancer du poumon chez les maçons

Une étude publiée par l’International Journal of Cancer montre que les travailleurs du secteur de la Construction courent un risque plus élevé d’être touchés par le cancer du poumon. Plus longtemps est pratiqué le métier, plus grand devient le risque. Ces résultats proviennent d’une étude épidémiologique menée dans 13 pays européens, au Canada, à Hong-Kong et en Nouvelle-Zélande.
Silice cristalline
Selon les chercheurs, ce risque accru est dû à une exposition à un cocktail de substances chimiques. Plus particulièrement, les hautes doses de silice cristalline (poussière de quartz) auxquelles les travailleurs sont exposés, présentent un risque majeur. Cette poussière est présente, entre autres, dans le sable, l’argile, la brique, le béton,… Les travailleurs entrent le plus souvent en contact avec cette substance lors de la découpe de céramique. Selon les estimations, environ 20% des travailleurs de la construction y sont régulièrement confrontés.

Les auteurs recommandent donc la mise en place de stratégies pour prévenir le cancer, en particulier en tenant compte des risques liés à la poussière de quartz.
Aucune limite d’exposition professionnelle
Actuellement, le silice cristalline n’est pas couverte par le directive européenne sur les cancérigènes au travail. Cette directive est en révision dans le but d’y inclure un plus grand nombre de substances cancérigènes, mais, selon l’article d’ETUI, « la révision de cette directive […] progresse à une allure d’escargot depuis 2004 ».

En décembre 2012, l’European Advisory Committee for Safety and Health at Work (au sein duquel sont représentés les employeurs, les syndicats et les gouvernements) a adopté une proposition visant à introduire une valeur limite d’exposition professionnelle à la poussière de silice.

L’étude Lung cancer risk among bricklayers in a pooled analysis of case control studies (en anglais) peut être consultée sur le site d’ETUI.

Publié 04-12-2014

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