Stress thermique : un risque à ne pas sous-estimer

Cela fait déjà plusieurs semaines qu’il fait très chaud. Une telle canicule n'est pas sans risques, surtout pour ceux qui doivent travailler dans la chaleur. Le stress thermique peut entraîner des problèmes de santé physique et mentale. Nous expliquons le phénomène et certaines mesures préventives.

Qu'est-ce que le stress thermique ?

Les scientifiques ne savent pas encore quelles sont les causes d’un stress thermique ou d’un cerveau surchauffé. Mais le raisonnement suivant pourrait offrir une explication : lorsqu’il fait chaud, davantage de sang coule sur la peau pour la refroidir, causant des pénuries de sang ailleurs. La chimie cellulaire est déséquilibrée. Cela provoque le disfonctionnement de la paroi intestinale, générant l'entrée du contenu intestinal dans le sang et la surmultiplication du système immunitaire. Ce qui engendre la coagulation du sang. Tout ce poison et les substances inflammatoires détruisent les cellules musculaires qui fuient la myoglobine. Ce qui est stressant pour les reins, les poumons et le foie. Dans le pire des cas, un ou plusieurs de ces organes ne fonctionnent plus, entraînant la mort.

Les vagues de chaleur sont plus intenses dans les villes. Cela est dû à l'utilisation urbaine et matérielle typique : beaucoup de routes et de bâtiments, moins de vert et d'eau, moins de vent. Cela contribue à garder la chaleur plus longtemps et la température reste plus élevée que dans la zone rurale environnante. La ville se transforme en un ilot de chaleur. Pendant les nuits sans vent, la différence de température entre les zones urbaines et rurales peut atteindre 8 degrés Celsius.

Conséquences

La recherche scientifique montre que la chaleur extrême (au-dessus de 26 degrés Celsius) génère une baisse de la productivité et du bien-être, une hausse des agressions et une aggravation des problèmes psychiatriques existants.

Une analyse plus profonde des problèmes de productivité : l'Université de Harvard a réalisé une expérience pour déterminer l'effet de la chaleur sur la productivité. Les étudiants devaient réaliser des tests de réflexion pendant 12 jours. Un groupe a été autorisé à passer les tests dans une pièce climatisée, l'autre groupe a travaillé dans la chaleur. Le résultat ? Les étudiants dans la salle plus froide ont effectué les tests de réflexion de manière plus précise et rapide.

Prevention

Quelques mesures de prévention pour prévenir le stress thermique :
  • Boire beaucoup : pour prévenir la déshydratation.
  • Des journées de travail plus courtes : les employés de l'Université de Gand peuvent opter pour la réglementation d'été pendant la canicule. La journée de travail commence et se termine alors plus tôt. Les employés doivent travailler 6 heures au lieu de 8 heures. Dans cette chaleur, il est plus productif de travailler moins, et aux heures les plus fraîches de la journée.
  • Pause régulière et mesure de la fréquence cardiaque : la fréquence cardiaque des employés ayant un travail physique intense ne doit pas dépasser 120 battements par seconde en moyenne. Cependant, une enquête menée par RSST auprès des travailleurs agricoles a montré que la moyenne de 120 battements par minute est dépassée chez 71% des employés. Une pause régulière pour se détendre et boire est donc essentielle.
  • Ventilation naturelle dans les bâtiments : pour les nouvelles constructions, il est conseillé de favoriser la ventilation naturelle. Le vent peut alors mieux dissiper la chaleur pendant les périodes chaudes.

Plus d’informations sur senTRAL :
 

Publié 27-07-2018

  98