Top 10 des mesures prises durant la canicule ? Avez-vous aussi reçu une crème glacée ?

Il fait trop chaud pour travailler ? Afin de mesurer la température maximale pour exécuter un travail, un dispositif est nécessaire, à savoir un thermomètre à bulbe humide (WBGT), qui prend en compte divers facteurs : la température, mais aussi l'humidité et la vitesse de l'air. Si les valeurs maximales sont dépassées de 18 à 29 WBGT, selon le type de travail, l'employeur doit prendre un certain nombre de mesures. Une enquête, menée la semaine dernière par le Syndicat neutre des travailleurs indépendants (NSZ) et impliquant 402 entreprises, montre que 97% des employeurs tiennent compte de la chaleur : en particulier en fournissant des boissons supplémentaires, en ajoutant des pauses et en plaçant des ventilateurs et la climatisation. Chez trois quarts des employeurs, les employés peuvent également travailler  avec des tenues plus légères.

Selon l'enquête, voici le top 10 des mesures adoptées :
  • Distribuer des boissons supplémentaires : 84%
  • Accorder des pauses supplémentaires : 64%
  • Fournir la climatisation : 42%
  • Installer des ventilateurs : 37%
  • Offrir des glaces : 29%
  • Utiliser d'autres horaires (par exemple, démarrer et arrêter plus tôt) : 28%
  • Baisser le rythme de travail : 23%
  • Offrir des fruits : 17%
  • Placer une protection solaire : 15%
  • Offrir des couvre-chefs : 8%
Trois quarts des entreprises permettent maintenant à leurs employés de venir travailler plus légèrement vêtus que d'habitude. 64% des entreprises n'ont actuellement aucune objection à ce que leurs employés masculins viennent travailler avec des shorts. Il ne s’agit alors pas d’un short de sport mais plutôt d’un bermuda habillé.

Désirez-vous connaître les mesures requises par la loi et à quelles températures elles entrent en vigueur ? Pour cela, nous vous invitons à consulter l’article « Travail par temps chaud : rafraîchissement des connaissances ».
Case study : l'Université de Gand raccourcit la journée de travail en raison de la canicule
Un exemple d’une « autre organisation du temps de travail » est donnée par l'Université de Gand. Si l’IRM prévoit de l'orage, les employés peuvent choisir de commencer leur journée de travail plus tôt et de ne travailler que six heures par jour.

Tous les employés, peu importe le département, la faculté, le département ou la direction pour lesquels ils travaillent, peuvent commencer leur journée de travail à 7 heures et rentrer à la maison déjà à 13 heures.

Le règlement s'applique à tous les membres du personnel, dans la mesure où leur fonction le leur permet. « Le personnel qui s’occupe des animaux dans nos laboratoires, par exemple, ne peut pas simplement fermer la porte à 13h00 », explique Stephanie Lenoir, attachée de presse dans De Standaard. « Il ne s’agit pas non plus d’une obligation, tout le monde choisit comment il ou elle préfère organiser sa journée ».

« Beaucoup de nos bâtiments sont anciens et moins bien refroidis », explique Stéphanie Lenoir qui souligne la mesure n'est pas nouvelle. « Jusqu'à l'année dernière, chaque manager pouvait décider lui-même pour son propre personnel. Cela a donné lieu à des situations où des réglementations différentes s'appliquaient aux personnes travaillant dans le même espace. C'est pourquoi nous avons opté pour une politique uniforme pour l'ensemble de l'université cette année pour la première fois ».

Est-il possible de travailler une heure de moins tout en obtenant le même rendement ? « Nous pensons qu'il est plus productif dans cette chaleur de travailler moins et surtout aux heures où il fait encore frais », explique Stéphanie Lenoir. « Nous sommes maintenant dans une période plus calme. En milieu d'année universitaire cela serait plus difficile et, en pleine période d'examen, cela ne fonctionnerait pas du tout ».

Publié 01-08-2018

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