Sécurité

Tours à polir: une modification qui réduit les risques (Québec)

Pour polir, limer et ébavurer des pièces, les travailleurs de l’usine québécoise Héroux-Devtek utilisaient des tours conventionnels. Cela comportait certains risques. L’équipe a donc modifié l’engin.
Les tours conventionnels exposaient les travailleurs à des dangers d’enroulement et de blessures par ricochet. En plus, la projection d’une pièce risquait de les blesser ou encore de les entraîner par l’entremise du mandrin.

Le risque était « important, » selon le directeur des ressources humaines chez ce fabricant de trains d’atterrissage. « Il fallait absolument trouver une solution efficace et rapide pour continuer notre production, » confirme le superviseur de maintenance.

Ils ont donc réuni toute l’équipe pour analyser la situation. « Tout le monde avait son mot à dire. Tout le monde envoyait de bonnes idées. On a commencé par regarder s’il y avait quelque chose qui existait sur le marché qui pourrait nous permettre d’avoir un glissement ou un frottement minimum. »

Mais n’ayant rien trouvé de tout fait, ils ont conclu qu’ils allaient devoir inventer quelque chose eux-mêmes. Ils ont donc élaboré une méthode de travail sécuritaire en modifiant un tour conventionnel. La pièce est désormais mise entre des pointes graduées à ressorts pour être soutenue, ce qui crée une friction minimale et limite l’énergie motrice. La garde de protection du mandrin a aussi été modifiée, et des fixations spéciales ont été développées pour les pièces à travailler.

« S’il y a une résistance ou une friction, la pièce va arrêter maintenant, » explique un machiniste. « Avec tout ça, on peut travailler d’une façon sécuritaire. Dans le passé, la pièce était fixe. »

Et pour le chef des ressources humaines, « il y a un sentiment extraordinaire qui nous habite, d’avoir la créativité de nos employés. »

Pour son invention, l’équipe a reçu le Lauréat Or de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST).

Sources:


Publié 17-06-2015

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