Sécurité

Un outil informatique pour améliorer le confort thermique des femmes au travail

Le métabolisme des femmes est en moyenne 20 – 35% moins élevé que celui des hommes. La norme qui détermine le climat intérieur d’un bâtiment de bureau est encore toujours basée sur le métabolisme de l’homme «moyen». La conséquence: les travailleuses souffrent du froid dans les bureaux. Cela occasionne une hausse du thermostat, une plus grande consommation de thé et de café ou même l’utilisation d’appareils de chauffage. Et ainsi une hausse de la consommation d’énergie.
 
Un nouveau modèle informatique qui tient davantage compte de la «question de température» des femmes permet d’améliorer le confort de travail. En outre, il est plus sain et économe en énergie.
 
C’est ce qu’ont conclu les dr. Boris Kingma et dr. Wouter van Marken Lichtenbelt dans leur article de recherche dans Nature Climate Change. Ils appuient leur argumentation sur un nouveau modèle informatique qui tient compte des différences entre hommes et femmes, mais également entre les personnes de différentes tailles.
 
La norme actuelle repose sur les calculs de l’équilibre thermique entre le corps et l’environnement. Le confort thermique mesuré des hommes et des femmes corrige cette norme vers une température de bureau confortable. Le nouveau modèle informatique biophysique des chercheurs n’a pas besoin de cette correction. Il calcule l’équilibre de la chaleur du corps. La comparaison de cette balance avec celle du corps et de l’environnement rend la question thermique prévisible. Cela fonctionne chez les groupes d’hommes et de femmes, chez les personnes minces ou obèses. L’utilisation du juste métabolisme dans le modèle est cruciale.
 
Le groupe de recherche du prof. Van Marken et Lichtenbelt se concentre, outre sur le confort, sur la question de savoir comment l’exposition à des variations de température peut influer sur la santé. Ainsi le groupe a entretemps démontré que l’exposition au froid a des effets néfastes pour les personnes de diabète de type 2.

Avec le nouveau modèle biophysique, les chercheurs pensent pouvoir améliorer la cartographie des effets néfastes des variations de température sur la santé.

 
 
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Publié 20-08-2015

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