Vers un nouveau conseiller en prévention et de nouveaux modèles de risque après la pandémie de coronavirus ?

Lorsque j’ai entamé mes études de conseiller en prévention, il y a 30 ans, les tâches dévolues à cette profession différaient largement de celles qui lui appartiennent aujourd’hui. De nombreuses tâches supplémentaires s’y sont ajoutées, imposées au fil des ans par les nombreuses nouvelles législations et réglementations. Le rôle du conseiller en prévention a donc fortement changé et s’est étoffé. Dans le sillage de la pandémie de coronavirus, ce rôle va encore subir d’importantes modifications dans les années à venir. À quoi ressembleront ses tâches ?

Contradictions et tensions dans les tâches du conseiller en prévention
Selon Provan (Provan et al, Exploring the professional identity of safety professionals, 2018), plusieurs axes sont toujours en tension dans le cadre de l’exercice des tâches du conseiller en prévention :
  • Axe 1 : Responsabilité décisionnelle formelle contre influence relationnelle
  • Axe 2 : Connaissances techniques et compétences sociales
  • Axe 3 : Sécurité sur les lieux de travail et modification de ces lieux de travail
  • Axe 4 : Bureaucratie ou « travailler à la sécurité » contre « sécurité au travail »
  • Axe 5 : Conseil indépendant contre implémentation et collaboration avec les supérieurs
  • Axe 6 : La sécurité dans tous les processus à tous les niveaux contre la sécurité par le conseiller en prévention sur le lieu de travail.


Ces conflits vont me servir dans l’explication des modifications attendues dans les tâches du conseiller en prévention. Veuillez noter qu’il s’agit d’une discussion des différents changements possibles au niveau des tâches après la pandémie de coronavirus, mais en aucun cas d’une prévision.
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Auteur: Jan Dillen

Publié 02-07-2020

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